Bonsai-club du Lauragais
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AUTRES ECOLES : ECOLES ORIENTALES.

Avec cet article se termine la traduction des chapitres consacrés aux écoles de bonsai dans le volume Teoria y tecnica I de J.Carlos de la Concha Macias.
Le traducteur n’a pas compris pourquoi l’auteur distingue les bonsai de Formose de ceux de Taiwan mais a respecté la présentation
La transcription des mots chinois en caractères latins varie selon la langue européenne utilisée. Ici la transcription de Lignan (espagnol) en Linan (français) n’est pas sûre.

Taiwan, Formose, Thaïlande.

Formose

C’est un style très nouveau, dans lequel prédomine la beauté de GRANDS NEBARIS.
Le tissage,le travail et la greffe des racines (pour former de grands volumes) les convertit pratiquement en troncs.
L’élégance des pots passe au second plan. On utilise généralement des pots avec dessins pour attirer l’attention avec des contrastes et des couleurs vives. Pour ces pots, TOUT EST VALABLE : des dessins, des anagrammes, des picotis et des couleurs jamais employées dans d’autres écoles comme le noir et le blanc.
On est capable de tailler les arbres à feuilles caduques (NDT : ?)
On taille et peint chaque veine avec des couleurs différentes : ocre, blanc ou noir.
On commence par travailler de grands troncs avec des repousses très fines, perdant ainsi l’importance de la différence de grosseur des branches dans les autres écoles.
Ces arbres sont créés en quasi totalité pour le marché occidental.
Il existe une quantité immense de styles, de formes improvisées quasi exclusivement en fonction de la forme de l’arbre prélevé.
On peut rapprocher cette école de la néoclassique, mais elle introduit des formes et des couleurs non-usuelles.
Il n’existe pas de différence entre bonsai et bonkei puisque l’usage de figurines est permis tant dans l’un comme dans l’autre, en accompagnement de pierres de différentes formes et tailles.
On utilise beaucoup la vue panoramique avec effets visuels : ponts, villages, pagodes jusqu’à des troupeaux d’animaux.
Les branches se travaillent en volumes.

Taiwan

Cette école se caractérise par ses arbres aux troncs très massifs, quasiment déformés, avec une base très large et un apex très fin, accompagnés par des branches très fines et courtes.
Tous les pots sont en argile et manquent quasiment de couleur dans n’importe lequel des types.
Ce sont aussi des arbres lourds, tous paraissent identiques. Leur vente se fait principalement en Occident.

Thaïlande

Dans ce pays on n’expose pas les bonsai dans un TOKONOMA (sorte d’autel) et leur lieu de contemplation est le jardin.
Pour les taïlandais, le bonsai perd sa forme originale pour se convertir en une évocation de quelque chose d’éthéré ;
Il existe un traité sur l’arbre qui parle de l’ ARBRE-FORME. Les formes de l’arbre semblent magiques, et voilà qu’il reste réduit à quelques signes qui évoquent les attitudes ou caractères humains, comme par ex la danse, la force physique, l’astuce ..etc..
Ceux qui arrivent en Europe sont généralement ornés avec des figurines décoratives d’animaux et pagodes.
Cette école travaille beaucoup les racines aériennes qui, avec le temps, se transforment aussi en tronc.
On mêle les volumes et les vides, les branches sont longues et sinueuses et se terminent généralement en formes circulaires, variante de la bien classique tête de Bouddha.
Dans l’école chinoise, on travaille les volumes en disques plats.
Dans l’école japonaise, on les travaille en forme de demi-circonférences.
Dans l’école taïlandaise, on les travaille en forme de circonférences entières.
La relation POT-ARBRE est quasi antagoniste.
Arbres petits - pots grands, de grands volumes, larges et pesants, décorés avec des animaux et des plantes sur toure la superficie du substrat, plein de gazon et de petites plantes qu’il faut tailler comme une haie.

Inclus, dans quelques cas, on a vu des éléments mécaniques comme des norias qui font courir l’eau et arrosent ainsi les plantes d’ornement.
Dans ce pays prédomine le style japonais, mais il y a une préférence pour le tronc. Ceux-ci sont grands.
Les bonsai arrivent à mesurer normalement près de 1 mètre.
Leur conception est dans le style néoclassique.
On blanchit et taille le bois mort selon les styles classiques japonais.

Chine (Linan, Suzhou, yanzhou, Sichuan, Shanghai)

C’est un style très raffiné et controversé, très peu usuel en Occident.
C’est un dérivé de l’antique PENJING de l’époque Song (960-1280) époque de florescence croissante du bonsai.
On raconte que le Prince SAN GUI de l’époque TANG (618-907) a ordonné de peindre,dans sa tombe funéraire, les murs sur lesquels apparaissent des esclaves ou serviteurs transportant des bonsai dans les mains.
A l’époque HAN (206-220) le mage Hian-Peng fabriquait déjà des jardins en miniature.

En Chine, il y a deux manières de cultiver le bonsai ; celle du Sud consiste à cultiver les arbres en essayant d’imiter la nature, par quoi sont créés uniquement des sujets tels qu’on les rencontre en montagne et on conserve plus ou moins la forme naturelle en évitant le ligaturage des branches et du tronc en donnant la forme uniquement par la taille.
Au Nord, en revanche, l’idée est différente, elle consiste à obtenir des formes harmonieuses pour ces petits arbres, bien que pour cela on doive utilises la ligature et d’autres objets comme les contre-poids dans les branches..etc. ;
Les écoles les plus connues sont :

Ecole de Linan

Ecole de Linan
Elle se caractérise par quelques troncs très forts et gros et quelques branches qu’on laisse croître et grossir par une suite de "taille-laisser croître-taille"
Quasiment pas de ligaturage puisqu’on laisse croître les arbres libres de liens.

Ecole de Shanghai

Ecole de Shanghai
C’est une école apparentée à celle ci-dessus, mais ici on utilise le ligaturage pour donner la forme aux branches. On voit la main de l’artiste et les efforts pour créer la beauté.

Ecole de Suzhou

Ecole de Suzhou
Généralement on utilise des troncs vieux, gros, noueux, en travaillant des branches très fines, touffues, vertes.
On ligature le feuillage en forme de disques et, vu d’en haut, ça apparaît comme une "fleur" de feuilles nouvelles et de nouvelles branches.

Ecole de Yanzhou

Ecole de Yanzhou
Les troncs sont gros, en forme de V, très contorsionnés de même que les branches, le feuillage dense, épais. Certains arbres ont les branches en forme de disques. Vu de haut, ils ressemblent au cannage d’une chaise (NDT : ?)

Ecole du Sichuan

Ecole du Sichuan
C’est la plus artistique, on travaille avec une base d’arbres très jeunes. On enveloppe et attache les branches principales avec de la fibre de palmier pour créer une structure déterminée, génétalement en forme d’escalier ou de serpent.

Il y a CINQ COURBURES VERS LE HAUT.
Il y a 10 BRANCHES PRINCIPALES COUPLEES 2 A 2.
L’arbre prend comme BASE UN TUTEUR IMAGINAIRE.
Toutes les branches sont HORIZONTALES et INCLINEES vers le spectateur.
LES RACINES SONT ENTRELACEES.
Toutes les courbes du tronc sont REGULIERES.

mercredi 10 février 2016, par Jean Devillers

P.-S.

La suite du chapitre espagnol traite des écoles chinoises moins connues mais est plein de confusion. Cette question n’est d’ailleurs pas reprise dans l’ouvrage en 6 tomes du même auteur , ouvrage que l’on a consulté. Finalement, on a renoncé à traduire cette partie.