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LES ÉCOLES DE BONSAÏ

Autres écoles : écoles orientales

Avec cet article se termine la traduction des chapitres consacrés aux écoles de bonsaï dans le volume Teoria y tecnica I de J.Carlos de la Concha Macias.
Le traducteur n’a pas compris pourquoi l’auteur distingue les bonsai de Formose de ceux de Taiwan mais a respecté la présentation
La transcription des mots chinois en caractères latins varie selon la langue européenne utilisée. Ici la transcription de Lignan (espagnol) en Linan (français) n’est pas sûre.

Cette école travaille beaucoup les racines aériennes qui, avec le temps, se transforment aussi en tronc.
On mêle les volumes et les vides, les branches sont longues et sinueuses et se terminent généralement en formes circulaires, variante de la bien classique tête de Bouddha.
Dans l’école chinoise, on travaille les volumes en disques plats.
Dans l’école japonaise, on les travaille en forme de demi-circonférences.
Dans l’école taïlandaise, on les travaille en forme de circonférences entières.
La relation POT-ARBRE est quasi antagoniste.
Arbres petits - pots grands, de grands volumes, larges et pesants, décorés avec des animaux et des plantes sur toute la superficie du substrat, plein de gazon et de petites plantes qu’il faut tailler comme une haie.

Inclus, dans quelques cas, on a vu des éléments mécaniques comme des norias qui font courir l’eau et arrosent ainsi les plantes d’ornement.
Dans ce pays prédomine le style japonais, mais il y a une préférence pour le tronc. Ceux-ci sont grands.
Les bonsaïs arrivent à mesurer normalement près de 1 mètre.
Leur conception est dans le style néoclassique.
On blanchit et taille le bois mort selon les styles classiques japonais.

Chine (Linan, Suzhou, yanzhou, Sichuan, Shanghai)

C’est un style très raffiné et controversé, très peu usuel en Occident.
C’est un dérivé de l’antique PENJING de l’époque Song (960-1280) époque de florescence croissante du bonsaï.
On raconte que le Prince SAN GUI de l’époque TANG (618-907) a ordonné de peindre,dans sa tombe funéraire, les murs sur lesquels apparaissent des esclaves ou serviteurs transportant des bonsaïs dans les mains.
A l’époque HAN (206-220) le mage Hian-Peng fabriquait déjà des jardins en miniature.

En Chine, il y a deux manières de cultiver le bonsaï ; celle du Sud consiste à cultiver les arbres en essayant d’imiter la nature, par quoi sont créés uniquement des sujets tels qu’on les rencontre en montagne et on conserve plus ou moins la forme naturelle en évitant le ligaturage des branches et du tronc en donnant la forme uniquement par la taille.
Au Nord, en revanche, l’idée est différente, elle consiste à obtenir des formes harmonieuses pour ces petits arbres, bien que pour cela on doive utilises la ligature et d’autres objets comme les contre-poids dans les branches..etc. ;
Les écoles les plus connues sont :

Ecole de Linan

École de Linan
Elle se caractérise par quelques troncs très forts et gros et quelques branches qu’on laisse croître et grossir par une suite de "taille-laisser croître-taille"
Quasiment pas de ligaturage puisqu’on laisse croître les arbres libres de liens.

Ecole de Shanghai

École de Shanghai
C’est une école apparentée à celle ci-dessus, mais ici on utilise le ligaturage pour donner la forme aux branches. On voit la main de l’artiste et les efforts pour créer la beauté.

Ecole de Suzhou

École de Suzhou
Généralement on utilise des troncs vieux, gros, noueux, en travaillant des branches très fines, touffues, vertes.
On ligature le feuillage en forme de disques et, vu d’en haut, ça apparaît comme une "fleur" de feuilles nouvelles et de nouvelles branches.

Ecole de Yanzhou

École de Yanzhou
Les troncs sont gros, en forme de V, très contorsionnés de même que les branches, le feuillage dense, épais. Certains arbres ont les branches en forme de disques. Vu de haut, ils ressemblent au cannage d’une chaise (NDT : ?)

Ecole du Sichuan

École du Sichuan
C’est la plus artistique, on travaille avec une base d’arbres très jeunes. On enveloppe et attache les branches principales avec de la fibre de palmier pour créer une structure déterminée, généralement en forme d’escalier ou de serpent.

Il y a CINQ COURBURES VERS LE HAUT.
Il y a 10 BRANCHES PRINCIPALES COUPLÉES 2 A 2.
L’arbre prend comme BASE UN TUTEUR IMAGINAIRE.
Toutes les branches sont HORIZONTALES et INCLINÉES vers le spectateur.
LES RACINES SONT ENTRELACÉES.
Toutes les courbes du tronc sont RÉGULIÈRES.

PS

La suite du chapitre espagnol traite des écoles chinoises moins connues mais est plein de confusion. Cette question n’est d’ailleurs pas reprise dans l’ouvrage en 6 tomes du même auteur , ouvrage que l’on a consulté. Finalement, on a renoncé à traduire cette partie.

mercredi 10 février 2016, par Jean Devillers